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Quand un proche refuse l'aide ou les soins : ce que vous pouvez faire
Un adulte capable de discernement décide seul de se faire soigner ou non ; ses proches ne peuvent pas l'y obliger. Vous pouvez dialoguer, réessayer plus tard, demander l'appui d'une autre personne de confiance et vous faire conseiller. En cas de danger, il faut appeler les urgences ; toute personne peut aussi signaler à l'autorité de protection de l'adulte (APEA) qu'une personne semble avoir besoin d'aide.
Pour qui ?
La capacité de discernement est présumée (art. 16 CC). Selon Pro Mente Sana, les patients capables de discernement sont seuls aptes à décider de leur traitement et les proches n'y prennent aucune part ; les informations sur la santé sont protégées par le secret médical et les soignants ne peuvent pas renseigner les proches sans autorisation, sauf situations très exceptionnelles. Un placement à des fins d'assistance n'est possible que si, en raison de troubles psychiques, d'une déficience mentale ou d'un grave état d'abandon, l'assistance ou le traitement nécessaires ne peuvent être fournis autrement (art. 426 al. 1 CC).
Ce que vous obtenez
Pas de prestation en argent. Conseil gratuit auprès de Pro Mente Sana ; brochure gratuite « Proches d'une personne souffrant de troubles psychiques – Petit guide juridique suisse romand » (2020, PDF).
Qui s'en occupe ?
APEA du domicile (signalement) ; services d'urgence ; Pro Mente Sana (conseil)
Comment faire
- Parler calmement avec la personne, dire franchement votre inquiétude, l'encourager à consulter (par exemple son médecin de famille) et proposer de l'accompagner (santépsy.ch).
- Si elle refuse : lui laisser le temps, réessayer, demander l'aide d'une autre personne de confiance de son entourage.
- Vous faire conseiller : Pro Mente Sana (conseil psychosocial et juridique gratuit), associations de proches (répertoire de santépsy.ch, filtre « Proches »).
- Si elle met sa vie ou celle d'autrui en danger : 144 ou urgences psychiatriques du canton ; police 117 si le danger est trop grand.
- Si la personne semble avoir besoin d'aide : toute personne a le droit d'en aviser l'APEA (art. 443 al. 1 CC). Lors d'une décision de placement, la charge que la personne représente pour ses proches et leur protection sont prises en considération (art. 426 al. 2 CC). Un proche peut demander la libération en tout temps (art. 426 al. 4 CC) et en appeler par écrit au juge contre un placement ordonné par un médecin, dans les 10 jours (art. 439 CC) ; voir la fiche « Placement à des fins d'assistance ».
- Prendre soin de soi : en parler à des personnes de confiance, rejoindre un groupe d'entraide, garder du temps pour soi.
Liens utiles
santépsy.ch – Je m'inquiète pour la santé d'un·e proche ↗santépsy.ch – Que faire en cas d'urgence ↗Pro Mente Sana – Guide juridique pour les proches (PDF) ↗
Base légale, sources et vérification
Base légale : CC art. 16 (discernement), art. 426 (placement à des fins d'assistance), art. 439 (appel au juge), art. 443 al. 1 (droit d'aviser l'autorité).
✓ Contenu vérifié sur sources officielles et contrôlé par un second vérificateur. Dernière vérification : 15.10.2026.
- https://santepsy.ch/que-faire/je-minquiete-pour-la-sante-dun-proche/ — consulté le 15.10.2026
- https://santepsy.ch/que-faire/que-faire-en-cas-durgence/ — consulté le 15.10.2026
- https://promentesana.org/wp-content/uploads/brochures/2020-pms-broproches-a5-lay2.pdf — consulté le 15.10.2026
- https://fedlex.data.admin.ch/filestore/fedlex.data.admin.ch/eli/cc/24/233_245_233/20260701/fr/html/fedlex-data-admin-ch-eli-cc-24-233_245_233-20260701-fr-html-2.html — consulté le 15.10.2026
- https://promentesana.org/prestations/conseil-psychosocial/ — consulté le 15.10.2026